La jachère environnement

Les dispositions légales

En 1992, la Politique Agricole Commune (PAC) a imposé le gel d’une surface minimale sur chaque exploitation agricole. Ces zones de « non cultures » appelées « jachères » avaient pour objectif de limiter la production agricole et d’éviter les stocks.

Le milieu cynégétique a tout de suite compris l’intérêt de ces zones pour la faune sauvage et en collaboration avec les instances agricoles, les « jachères environnement et faune sauvage » (JEFS) ont vues le jour.

Leur surfaces n’ont cessé de grandir durant les premières années pour atteindre plus de 28 000 ha en 2000. Et même si ces JEFS ne représentent qu’une faible surface par rapport aux autres jachères, elles contribuent sans aucun doute à la pérennité du gibier quelqu’il soit.

Cependant, ces derniers mois ont subi une flambée du prix des matières premières, ce qui a probablement conduit à remettre en cause la JEFS afin de faire face à une pénurie alimentaire naissante. Dans ce contexte, il est primordial pour les chasseurs de démontrer que la JEFS a elle aussi de nombreux avantages.

Quels sont les avantages à implanter une Jachère environnement faune sauvage ?

Il est incontestable que l’atout économique ne doit pas être pris en compte dans l’implantation d’une JEFS. La démarche de l’exploitant agricole ou du propriétaire doit être volontaire et réfléchi dans un but de diversité culturale et environnementale. Pour autant, d’autres avantages agronomiques, tout aussi nombreux, sont à envisager. Il s’agit notamment : 

  • De la lutte contre l’érosion des sols : L’évolution des pratiques agricoles a contribué à favoriser de nombreux phénomènes de ruissellement et des épisodes d’inondations à répétitions. La JEFS, de part son système racinaire, limite très fortement ces phénomènes. 
  • De la lutte contre le lessivage des nitrates : Le contexte actuel tend à accentuer les pressions sur les éleveurs bretons afin que ceux-ci limitent leur rejet de nitrates dans les eaux souterraines notamment. La JEFS joue parfaitement ce rôle de pompe à nitrates.
  • De l’amélioration de la qualité des sols : Toujours liée aux nouvelles pratiques agricoles, les rotations culturales proposées aujourd’hui sont peu nombreuses et tendent à appauvrir le sol. L’implantation d’une JEFS « casse » cette rotation et contribue à améliorer très fortement la structure en jouant un rôle de couvert végétal, de part un système racinaire très développé.
  • De la restauration de la biodiversité des sols : Indispensable au bon développement de toutes cultures.

Il est également important de mentionner que ces JEFS répondent aux exigences écologiques du petit gibier de plaine ainsi qu’aux objectifs de prévention des dégâts agricoles susceptibles d’être causés par le grand gibier.

Je choisis d’implanter une Jachère Faune sauvage, que dois-je faire ?

Première étape : Prendre contact avec la Fédération des chasseurs des Côtes d’Armor

Il est important de souligner que les contrats JEFS sont issus d’un partenariat entre le Préfet, la chambre d’agriculture et la Fédération des Chasseurs des Côtes d’Armor. Ce partenariat se traduit par l’élaboration d’un cahier des charges et 2 types de contrats possibles :

  • Le contrat classique : espèces choisies dans la liste « jachère PAC » avec augmentation de la durée d’interdiction de fauche / broyage. Ce contrat peut être annuel ou pluriannuel.
  • Le contrat adapté : possibilité de choix de couverts mieux adaptés à la protection de la faune sauvage. Augmentation de la durée du gel ( du 1er mai au 15 février)

A noter qu’il existe depuis 1999, des contrats jachères fleuries dont l’intérêt cynégétique est moindre mais qui sont intéressant au niveau apicole, notamment le mélange « méllifère ». La jachère fleurie a un impact visuel certain et contribue à améliorer l’image des chasseurs et des agriculteurs.

Deuxième étape : Prendre connaissance des différents mélanges proposés et des cahiers des charges associés.

Dans le cadre de l’implantation d’une JEFS, il existe 2 possibilités : l’implantation dans le cadre d’une jachère primable conforme aux exigences de la PAC et l’implantation hors PAC. Dans le 2 ème cas, l’implantation de la jachère est soumise à différentes conditions

Vous pouvez télécharger ci-dessous les conditions requises pour l’implantation d’une jachère hors PAC.

  • Le contrat classique :
     - annuel : RGA, fétuque rouge traçante, trèfle blanc nain.
     - pluriannuel : même mélange mais sur plusieurs années.
  • Le contrat adapté :
     - Mélange maïs – choux
     - Mélange avoine – choux – blé noir
     - Mélange « floral » : mélange haut, mélange bas, mélange mellifère ou mélange vivace (avec possibilité de contrat pluriannuel).

Vous pouvez contacter la Fédération afin de connaître le cahier des charges spécifique de chaque contrat.

Troisième étape : Procéder à la signature du contrat

La signature du contrat est tripartite c’est-à-dire qu’il lie entre eux : l’exploitant agricole, le détenteur du droit de chasse et la Fédération des Chasseurs. Il faut prendre contact avec cette dernière afin de procéder à la signature du contrat souhaité.

-> L’engagement des chasseurs :
 * Pour l’association : La fourniture des semences
 * Pour la Fédération : Prise en charge du surcoût de la jachère (mise en place et entretien jusqu’à 45 € /ha)

COUT ZERO POUR LES AGRICULTEURS

Pour tous renseignements complémentaires :

FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS DES COTES D’ARMOR
Rue de la Prunelle
Tél. : 02 96 74 74 29 - Fax : 02 96 74 74 19 - Email : fdc
22@wanadoo.fr

En complément...

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Plaquette d’information sur les CIPAN - SYNGENTA AGRO

Article Ouest-France sur l’implantation d’une jachère en Côtes d’Armor. Cliquer ci dessous